Coups de coeur 2019

524 romans sont sortis durant cette rentrée littéraire 2019, et cet automne de jolies pépites continuent d’arriver…Parmi ce flot impressionnant, nous avons eu le plaisir d’en lire beaucoup et voici nos coups de coeur. Ils sortent du lot selon nous, et nous ne pouvons que vous en conseiller la lecture, après quoi il sera temps d’échanger sur les impressions de chacun…Bonnes lectures !

 

  • « Voyage vers le Nord » de Karel ČAPEK, Editions du Sonneur, sortie le 24 octobre 2019 :

Karel Capek - Voyage vers le nord. Quel plaisir de partir sur les mers à destination des pays nordiques en compagnie de Karel Čapek, auteur tchécoslovaque du début du XXème siécle. Dans une langue simple et poétique celui-ci nous promène entre Danemark, Norvège et Suède ou la majesté de la nature l’éblouit. Le texte, des plus reposant et inspirant, non dénué d’humour, est agrémenté de dessins que l’auteur produit tout au long de son voyage au long cours, et c’est un plaisir supplémentaire pour le lecteur que de découvrir page après page ses croquis des paysages visités. Voilà une très belle réédition qui apportera plaisir et sérénité à chacun même si l’on pressent dans le texte, de temps à autre les craintes de l’auteur devant les échos d’Europe du Centre en proie aux terreurs d’avant guerre.

Pascal

  • « Le loup des Cordeliers » de Henri LOEVENBRUCK, Editions XO, sortie le 24 octobre 2019 :

Henri Loevenbruck - Le loup des Cordeliers. Henri Loevenbruck décide de s’attaquer à la Révolution Française en la plaçant au coeur de son nouveau roman historique : « Le Loup des Cordeliers ». En 1789, le peuple français subit la famine, les impôts et la pauvreté. Mais surtout, il est éveillé par les idées des Lumières et aspire à quelque chose de mieux, à quelque chose de plus grand : une Assemblée Générale, le pouvoir au peuple ! Grâce à sa plume captivante et un travail de recherche historique considérable, Henri Loevenbruck nous place au coeur de la Révolution Française, des innocentes réunions dans les cafés, jusqu’à la prise sanglante de la Bastille. Les personnages évoluent dans un climat des plus violents, tant par le peuple qui se soulève que par les meurtres atroces commis par le Loup des Cordeliers. Nous suivons d’un côté Gabriel, heureux de participer à la Révolution, mais impliqué dans un affaire de meurtre à laquelle il s’investi au péril de sa vie, accompagné de Récif, un pirate qui l’a choisi comme son protégé et qui est persuadé qu’un trésor l’attend. Nous prenons également part à la vie de la cour, en obsvervant les conversations du Roi, qui ne cesse de prendre de mauvaises décisions. Enfin, nous sommes avec Robespierre, Desmoulins, Mirabeau et Mme de Mericourt, qui ont joué un rôle crucial dans l’Histoire de France. Un roman policier/historique passionnant, qui nous laisse sur une dernière page très frustrante. On veut la suite !

Émilie

 

  • « L’envol du sari » de Nicole GIROUD, Les Escales, sortie le 3 octobre 2019 :

L'envol du sariQuentin se voit obliger de revenir dans la maison de son père en Haute-Savoie à La Roche-sur-Foron après une séparation avec sa femme. Écrivain en manque d’inspiration, il participe à une conférence sur les crash au Mont-Blanc du Malabar Princess en 1950 et du Kangchenjunga en 1966. Fasciné par ces événements, il le devient encore plus lorsqu’une jeune femme s’effondre et s’enfuit à la vue d’un sari, un des rares objets retrouvés après le crash. Quentin en est persuadé, cette femme connaissait une personne décédée dans la catastrophe. Prêt à tout pour mettre sur papier cette histoire, il la contacte. Il apprend que son nom est Anusha, une Indienne d’origine parsie et que sa mère faisait partie des passagers du Boeing Air en 1966. Les deux personnages vont collaborer afin d’écrire la vie de Rashna, mère d’Anusha et l’Indienne retrouvée nue dans la neige, vêtue de ses seuls bijoux après l’accident. Le roman oscille entre présent et passé, où nous en apprenons plus sur les parsis et sur le destin d’une femme qui souhaitait devenir plus que ce qu’on lui a accordé. Un roman fascinant et superbement écrit, qui nous fait voyager de la Haute-Savoie jusqu’en Inde. Sublime !

Émilie

 

  • « Les Amazones » de Jim FERGUS, Cherche Midi, sortie le 19 septembre 2019 : 

Les Amazones « Les Amazones » vient conclure la trilogie du Grand Ouest Américain de Jim Fergus, commencée par l’inoubliable « Mille femmes blanches » il y a presque vingt ans. Quel plaisir de retrouver ici ces femmes, dont les héroïnes May Dodd et Molly McGill, qui ont été échangé contre des chevaux par le gouvernement américain en 1875 pour faire progresser la dissolution des indiens dans la nouvelle amérique blanche. Jim Fergus n’a pas d’égal pour nous emporter sur les terres américaines et nous faire découvrir la vie, les coutumes et croyances des indiens et la complexité des relations entre les blancs et les autochtones américains de cette époque. Passionnant !

Pascal

  • « La panthère. des neiges » de Sylvain Tesson, Gallimard, sortie le 10 octobre 2019 : 

 Sylvain Tesson, écrivain voyageur est parti sur les traces des dernières panthères des neiges qui vivent dans la chaîne de l’Himalaya à 5000 mètres d’altitude. Il revient de ce voyage avec un court récit, ou il nous conte son apprentissage de la patience, de la résistance (les températures passent rarement au dessus des -20° durant ce séjour montagnard), du calme, de la pratique de l’affut, nécessaire quand l’on veut pouvoir observer un animal aussi solitaire et sauvage. Le récit est comme toujours chez l’auteur parsemé de réflexions sur le monde qui l’entoure, ici la trés haute montagne et ses rares habitants, et source d’inspiration pour essayer de mieux comprendre comment va le monde. Ce joli texte nous emporte dans des contrées éloignées et magnifiques et Sylvain Tesson n’a rien perdu de sa verve habituelle…

Pascal

 

  • « Civilizations » de Laurent BINET, Grasset, sortie le 14 août 2019 : 

Civilizations Et si les vikings ne s’étaient pas arrêtés sur les côtes de l’Amérique du Nord mais étaient descendus plus au sud ? Que pourrait être notre monde aujourd’hui ? Pour Laurent Binet, l’Histoire ne tient qu’à un fil, il suffit de décaler le curseur de quelques degrés pour voir un nouveau monde apparaître. Dans cet entrainant roman l’auteur part sur les traces de la fille d’Erik le Rouge, de Christophe Colomb, du grand chef Inca Atahualpa, renverse le cours de l’Histoire et les Conquistadors deviennent les peuples d’Amérique du sud. Le roman est passionnant, très bien construit pour suivre sans mal les évènements et l’écriture à la fois agréable et surprenante quand l’auteur respecte les codes littéraires de chaque époque pour nous conter son histoire.  Grandiose!

Pascal

 

  • « Cent millions d’années et un jour » de Jean-Baptiste ANDREA, L’Iconoclaste, sortie le 21 août 2019 : 

 Un paléontologue voue sa vie à une obsession : trouver un ossement qui le rendra célèbre. Il a entendu parler d’un dragon, piégé dans la glace depuis des années. Il part en aventure avec 2 camarades, prêts à affronter le glacier. Mais l’ascension est longue et difficile. Est-il prêt à accepter le succès comme la défaite ? Étendu sur 4 saisons, ce roman nous emporte dans un récit unique et passionnant. Jean-Baptiste Andrea nous captive et nous emmène avec ses personnages, en haut du glacier. Un périple qui ne laissera personne indemne.

Émilie

 

  • « Un livre de martyrs américains » de Joyce Carol Oates, Philippe Rey, sortie le 05 septembre 2019 : 

 C’est l’histoire de deux familles dans les Etats Unis des années 2000. Leur point commun nait d’une opposition fondamentale entre les deux pères : l’un est gynécologue dans une clinique spécialisée dans l’avortement et l’autre est un fervent opposant à l’avortement.
Ce dernier, Luther Dunphy, va assassiner le Docteur Gus Voorhees et laisser leurs enfants respectifs dans un terrible désarroi.
Comment se construit-on lorsqu’on est un adolescent et que la figure paternelle a disparue ? Que l’on est jugé du fait des convictions de son père ? Que le chagrin porté par sa mère la rend elle aussi absente ?
La justice de Dieu est elle supérieure à celle des hommes ?
L’histoire de Naomi et Dawn, enfants de familles décomposées par un drame qui déchaine les passions, est passionnante et permet à la fois une réflexion sur la famille et son héritage et sur une société qui doit conjuguer religion omniprésente et Droits de l’Homme. Voilà un passionnant roman sur les Etats-Unis d’aujourd’hui incisé par le scalpel affuté d’une auteure incontournable.

Anne

  • « De pierre et d’os » de Bérangère COURNUT, Le Tripode, sortie le 29 août 2019 : 

couverture du livre De pierre et d'os Une belle et rude immersion dans le Grand Nord en compagnie de Uqsuralik, jeune inuit qui se retrouve seule, séparée de sa famille suite à la rupture de la banquise. Comment cette toute jeune fille va grandir, devenir mère, vieillir dans ce Groenland aussi majestueux que dangereux ? Voilà une belle histoire, un très beau texte, empli de poésie et malgré la rudesse des lieux et de la vie sous ces latitudes glacées on rêve avec Uqsuralik, de sa liberté et de sa contrée farouche…

Pascal

  • « Une bête au Paradis » de Cécile COULON, L’Iconoclaste, sortie le 21 août 2019 : 

« Une bête au Paradis » est un huis clos campagnard qui compte cinq protagonistes inoubliables. La vieille Emilienne, qui garde la ferme du Paradis, depuis toujours, sa petite-fille Blanche et son petit-fils, plus jeune, Gabriel. Il y a aussi Louis le discret commis et enfin le bel Alexandre, l’élément perturbateur, celui qui va bouleverser la vie tranquille du Paradis. On suit tout d’abord les personnages jeunes, puis 20 ans plus tard. Chaque personnage porte un trait de caractère, toujours dans l’excès. Blanche c’est la colère, Gabriel la tristesse, Louis l’amour qu’il porte à Blanche, Emilienne le travail et Alexandre l’avidité. Tout cela mélangé est particulièrement explosif, surtout quand Blanche doit faire face à une double trahison. Famille, amour de jeunesse et perte sont les maîtres-mots de ce récit familial qui ne pourra que mal tourner…L’écriture fluide et pure de Cécile Coulon est un vrai plaisir, foncez !

Émilie et Pascal

 

  • « Rien n’est noir » de Claire BEREST, Stock, sortie le 21 août 2019 : 

Rien n'est noir Frida est brisée par un accident de bus alors qu’elle est une étudiante brillante; ces mois d’immobilisation vont faire d’elle une femme passionnée : « Frida est trop intense parfois, impossible à son contact d’oublier que l’on va tous mourir et notre passage ici est une sorte de violence magique, futile, essentielle et grotesque, interdit d’oublier que nous sommes tous reins et peau d’inconsolables incendies, c’est trop de tension… » et libre : « elle se fichait d’être mariée, elle s’était déclarée athée après avoir usé les bancs de l’église toute son enfance, elle ne s’était gardée pour personne, elle aimait les hommes, les femmes aussi parfois, elle se méfiait du mariage, gout de mort anticipée, comme de tout carcan lui rappelant son propre martyre, ce corset qui ceint le buste supplicié. » « Rien n’est noir « est l’histoire de Frida Kahlo et de son amour inconditionnel pour Diego Rivera, 2 artistes mexicains célèbres. Nous suivons leur épopée de New York à Paris, leurs regards cyniques et drôles sur le monde qui les entoure. Dans un rythme enjoué telle une danse, nous virevoltons avec Frida cette femme haute en couleur au destin tragique.

Anne

  • « Miss Islande » de Audur Ava Olafsdottir, Zulma, sortie le 5 septembre 2019 : 

Miss Islande Dans ce roman qui se déroule en Islande, nous suivons Hekla, une jeune femme qui doit son prénom à un volcan, qui veut lire, écrire et se faire publier. Elle décide de partir de la maison familiale pour voyager, devenir indépendante et surtout trouver le temps pour écrire. Elle retrouve une ancienne amie, qui est mère d’une petite fille et enceinte d’un autre enfant. Cette amie rêve de liberté, d’écriture, de voyage et d’extraordinaire, dans un quotidien où sa plus grande sortie est celle chez le boucher une fois par semaine. Hekla retrouve également John Jon, son meilleur ami, le seul qui l’encourage et la soutient à 100%. Mais John Jon est gay, dans un pays et une époque où cela est très mal vu. « Miss Islande » est un roman très bien écrit, qui nous parle de féminisme, de lecture, d’écriture, de voyage, d’homosexualité et surtout des minorités qui font face à une société qui manque cruellement d’ouverture d’esprit.

Émilie

  • « Ici n’est pas ici » de Tommy Orange, Albin Michel, sortie le 21 août 2019 : 

Ici n'est plus ici par Orange Voilà une intense plongée dans le monde actuel des indiens d’Amérique, un peuple parmi les plus martyrisés. Tommy Orange, lui-même indien appartenant à la tribu des Cheyennes, nous propose un premier roman époustouflant sur ce que sont aujourd’hui ces descendants des peuples autochtones, et plus particuliérement ceux devenus des citadins perdus des grandes villes américaines. L’histoire est celle de douze individus, abimés ou détruits par le poids du passé et les ravages de la modernité, tous habitants d’Oakland dans la baie de San Fransisco. Ils vont tous se retrouver pour célébrer un pow-wow, lieu de festivités pour péreniser leur culture commune qui finira bien mal. Les personnages sont puissants, les rapports de force tendus à l’extréme, le style superbe. Un roman des plus marquants !

Pascal

  • « Les prisonniers de la liberté » de Luca DI FULVIO, Slatkine & Cie, sortie le 12 septembre 2019 :

 

 

 

Dans ce nouveau roman, Luca Di Fulvio nous emmène dans les bas-fonds de Buenos Aires, où les 3 protagonistes vont essayer, tant bien que mal, de survivre dans cet enfer dirigé par les pires malfrats. Le récit est dur, mais l’écriture fluide, et les personnages attachants n’ont aucun mal à nous faire tourner les 700 pages de ce roman aussi époustouflant qu’il est dérangeant.

Émilie

 

  • « La vie en chantier » de Pete FROMM, Gallmeister, sortie le 5 septembre 2019 : 

 Quand le malheur frappe au moment où on l’attend le moins, il semble parfois impossible de se relever et d’aller de l’avant. Après la mort de Marnie, Taz doit se débrouiller pour s’occuper de Midge, sa petite-fille tout juste née. Mais rien n’est prêt pour accueillir au monde ce bébé, et surtout pas ce père, complètement perdu après la mort de sa femme. « La vie est en chantier » est le titre parfait pour cette histoire, tant tout est en désordre dans la vie de Taz et Midge. Comment se remettre de la mort de la femme de sa vie et s’occuper de sa fille quand on n’arrive pas à s’occuper de soi-même ? Pete Fromm nous donne un roman si émouvant et si humain que l’on ne peut rester insensible en lisant cette histoire. Mesdames et messieurs, préparez-vous à avoir les larmes aux yeux.

Émilie et Pascal

 

  • « Mon territoire » de Tess Sharpe, Sonatine, sortie le 29 août 2019 : 

Mon territoire Nous voilà sur les traces de Harley, fille du mafieux le plus dangereux et le plus respecté de North Country. Après la mort de sa mère, Harley a seulement 8 ans, est l’unique McKenna à devoir assurer le « clan » avec son père. Mais entre meurtres, violences, coups bas et une guerre qui dure depuis des lustres avec les Springfield, Harley doit gérer un sacré bazar, tout en faisant tout ce qui est en son pouvoir pour se faire respecter en tant que chef et en tant que femme ! Une intrigue très bien rythmée, avec des personnages aux caractères bien trempés et aux révélations toujours plus surprenantes les unes que les autres. « Mon territoire » est un roman intense qui prend aux tripes et qui nous emmène dans une course-poursuite délirante.

Émilie

  • « Un monde sans rivage » de Hélène Gaudy, Actes Sud, sortie le 21 août 2019 : 

 En 1897, trois aventuriers décollent en ballon direction le Pôle Nord. Le projet scientifique tourne à la catastrophe quand le ballon s’écrase au milieu du grand blanc et que nos trois héros se retrouvent perdus, cernés par l’immensité arctique. Héléne Gaudy retrace ce périple qui les ménera à une mort certaine après des semaines d’errance. Un trés beau texte sur ces aventuriers qui cherchaient alors à étudier, connaître, cartographier les zones encore inconnues du globe. L’auteur s’appuie sur les photos retrouvées des années après sur les décombres de l’expédition et nous conte un récit à la fois poétique, très sensible et particulièrement visuel ou la photographie naissante à l’époque prend toute sa place.

Pascal

  • « La télégraphiste de Chopin » d’Eric FAYE, Seuil, sortie le 14 août 2019 : 

 A Prague, capitale d’un pays qui vient d’émerger suite à la dissolution de la Tchécoslovaquie, une simple citoyenne fait la une des journaux depuis qu’elle prétend recevoir la visite du fantôme de Frédéric Chopin, lequel lui dicte lors de ces vistes de nouvelles partitions géniales. Un journaliste, Ludvik Slany, va s’emparer de cette affaire pour essayer de démontrer l’imposture. S’ensuivra toute une enquête menée entre interviews de la suspecte et pratique plus obscures issues de l’ére communiste encore bien présente…le résultat de l’enquête sera bien éloigné des a priori du journaliste. Voilà un beau roman, imprégné par son époque, l’effondrement de l’Est, par la ville de Prague, par la musique de Chopin, bercé par le rythme tranquille des questionnements et des certitudes qui s’effondrent petit à petit…Une jolie balade dans un Prague à l’aube, qui se consomme comme une petite douceur.

Pascal

 

  • « Les petits de décembre » de Kaouther ADIMI, Seuil, sortie le 14 août 2019 : 

 L’auteur nous plonge dans l’Algérie d’aujourd’hui, coincée entre traditions, pouvoir militaire et politique omniprésent, corruption à tous les étages, poids du passé colonial, soulèvements populaires et espoir…On prend beaucoup de plaisir en suivant un petit groupe d’enfants qui tente de résister à des généraux tout puissant sous le regard médusé des adultes, leurs parents, en proie à la crainte des représailles. Joli roman sur ce qu’est l’Algérie aujourd’hui, sur la force de sa jeunesse et plus généralement sur les résistances à l’oppression et à l’injustice.

Pascal

 

  • « Mon père, ce tueur » de Thierry CROUZET, La Manufacture de livres, sortie le 22 août 2019 : 

9782358875240-5ce3b0b4c93c2.jpgAu décès de son père, ancien militaire durant la guerre d’Algérie, un fils se retourne sur son passé à la recherche de l’origine de la violence qui a caractérisé la vie du défunt. Un passé de militaire notamment, ponctué de violences qui auront changé l’homme à tout jamais. Le récit est poignant, celui d’un homme qui regarde en arrière et essaie de comprendre la relation compliquée qu’il a vécu avec son père et se projète en même temps sur celle qu’il vit avec ses propres enfants. Par delà cet héritage de la violence, l’auteur nous livre un récit poignant sur les relations père fils.

Pascal

 

  • « Roi par effraction » de François GARDE, Gallimard, sortie le 29 août 2019 : 

Voilà un très beau roman historique écrit par François Garde, primé du Prix Goncourt du premier roman en 2012 pour l’excellent « Ce qu’il advint du sauvage blanc ». L’auteur part sur les traces de Murat, l’un des principaux supports de l’Empereur Napoléon Bonaparte. Murat, fils d’un aubergiste du Lot, gravit à un rythme effréné les marches du pouvoir jusqu’à devenir Grand Amiral de l’Empire et Roi de Naples. Le roman se lit au rythme des cavalcades des chevaux des hussards de la Grande Armée, et mêle habilement la Grande Histoire et les hésitations, les questionnements, les turpitudes du grand soldat en fin de vie. De son Lot natal aux palais napolitains, des bordels malfamés jusqu’aux bras de Caroline, la soeur de l’Empereur, laissez vous porter par l’ivresse d’un destin hors normes.

Pascal