Coups de coeur 2021

Voici nos coups de coeurs pour cette nouvelle année, dans l’ordre de nos lectures. Nous espérons que vous y trouverez de belles lectures…

  • « Ces orages-là », de Sandrine Collette, JC Lattès, janvier 2021,
Ces orages-là

Voilà un roman qui vous prend et ne vous lâche pas, Sandrine Collette est une experte en la matière ! L’histoire est celle de Clémence, une jeune femme qui fuit une relation des plus toxiques avec son ancien mari. Après s’être enfuie de la maison commune la voilà qui retrouve du travail et s’installe discrétement dans un petit pavillon et son jardin attenant, ou elle tente de retrouver une vie normale. Mais rien n’est facile pour Clémence, à chaque pas, à chaque bruit elle croit revoir son bourreau, l’emprise de celui-ci est trop forte, et ne semble pas souffrir des kilomètres qui les séparent…N’ayez pas peur de plonger avec Clémence dans ce thriller psychologique intense…

Pascal

  • « Les danseurs de l’aube » de Marie Charrel, Editions de l’Observatoire, janvier 2021,
Les danseurs de l'aube

Lukas et Iva, deux jeunes fervents de flamenco, aimeraient faire de leur passion leur avenir. Ils se rencontrent par hasard sur une piste de danse et ne se quittent plus : elle l’aide à oublier son problème existentiel et il lui permet d’effacer ses souvenirs douloureux. Les deux danseurs partent dans un road-trip en Europe, sur les traces de l’idole de Lukas : Sylvin Rubinstein. Maria et Sylvin Rubinstein, aussi connu sous leur nom de scène Imperio et Dolores ont réellement existé et ont eu une place non-négligeable durant la Seconde Guerre mondiale. Jumeaux juifs et passionnés par le flamenco, ils sont acclamés par le public et vont se produire dans les plus grands cabarets du monde. Mais la montée du nazisme en Allemagne les force à se réfugier en Pologne, les obligeant à arrêter la danse et se cacher des SS. Pourtant, après la disparition de sa sœur bien-aimée, Sylvin va jouer un rôle capital dans la résistance contre les Allemands, en se déguisant en femme et ainsi passer inaperçu aux yeux de la Gestapo, lui permettant de transmettre des messages et d’écouter des conversations secrètes. Des années plus tard, en 2017, Lukas et Iva partent sur les traces de ce grand nom de la danse et tentent par le même moyen de découvrir qui ils sont. Un récit d’une grande beauté, qui permet de découvrir la grande histoire de Sylvin Rubinstein, résistant méconnu, et d’avoir un aperçu de la beauté et de l’ardeur du flamenco, qui est pour tous les personnages de ce magnifique roman, une échappatoire et une raison d’exister.

Émilie

  • « L’enfant de la prochaine aurore » de Louise Erdrich, Albin Michel, janvier 2021,
L'enfant de la prochaine aurore

Louise Erdrich est l’une des plus fameuses représentantes des auteurs amérindiens, elle nous propose pour son nouveau roman une intense plongée dans un monde qui s’abime et s’effondre. On y suit une jeune amérindienne, Cedar Hawk Songmaker, enceinte de son première enfant, et c’est elle qui nous conte son histoire par le biais de carnets écrits pour son futur enfant. Un pouvoir totalitaire s’installe aux Etats-Unis en même temps qu’une dégénérescence de l’humanité. Les futures mères deviennent les cibles du pouvoir politique. C’est dans cette ambiance des plus sombres que Cedar, son enfant à venir et sa famille tentent d’échapper à la répression, à l’enfermement, à la folie…Le texte est très beau, on trouve dans ce roman des passages lumineux et on vibre, on tremble corps et âme avec Cedar tout au long de son parcours, de son combat, de sa grossesse…Superbe !

Pascal

  • « Des diables et des saints » de Jean Baptiste Andréa, L’Iconoclaste, janvier 2021,

Des diables et des saints

C’est l’histoire d’un vieil homme, Joseph, qui joue parfaitement Beethoven sur les pianos mis à disposition dans les gares et les aéroports. Les passants s’arrêtent devant ce prodige qui enchante les halls d’entrées par ses notes divines et son air mystérieux. Pourquoi n’est-il pas sur une scène, devant un vrai public ? Pourquoi jouer uniquement Beethoven ? L’histoire de Joseph, que nous découvrons à travers ce roman, est une histoire de deuil, d’amitié, d’amour et de musique. Avec son passé douloureux, il n’était pas destiné à un avenir plein de gloire et de richesse. Le seul fait de pouvoir être devant un piano, libre et vivant, est déjà une prouesse. Mais tout n’est pas terminé et un jour, Joseph l’espère, la personne qu’il attend depuis si longtemps descendra du train et le reconnaîtra instantanément à sa manière de jouer. Dans ce magnifique roman où un jeune garçon virtuose se retrouve coincé dans un internat sombre et austère, Jean-Baptiste Andrea nous livre une histoire bouleversante sur des amis qui sont prêts à tout pour s’enfuir et découvrir ce que le monde peut offrir, même aux personnes les plus perdues.

Émilie

  • « Justice indienne » de David Heska Wanbli Weiben, Gallmeister, janvier 2021,
Justice indienne

Virgil Wounded Horse est un indien de la réserve Lakotas de Rosebud dans le Dakota du sud. Il gagne sa vie avec ses poings, les habitants de la réserve font appel à lui quand ni la police tribale, et ses faibles moyens, ni la police fédérale, qui ne s’intéresse guère aux affaires indiennes, ne résolvent les crimes commis. Quand une affaire à résoudre autour de l’arrivée de nouvelles drogues dures dans la réserve se présente à Virgil, celui-ci ne se doute pas des ramifications cachées de l’affaire. Entre affaires familiales, magouilles politiques, rancoeurs tenaces et coups bas, voilà un policier rondemment mené, à la découverte de la vie d’aujourd’hui dans les réserves indiennes.

Pascal